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lundi 13 juillet 2009

Les Cameron Highlands : Le grand verger Malais

P1020109[C] En arrivant dans les Cameron Highlands (et non Islands, des français se sont d'ailleurs fait avoir en arrivant ici avec palmes-masque-tuba :-)), gros contraste avec les paysages qu’on avait vus jusqu’ici. Pour y accéder, la route sinue comme en montagne, le temps rafraichit nettement, les fermes et serres en plastique se succèdent et l’architecture des bâtiments prend un cachet limite "station de ski" qui aurait dégénéré. Bref, que ce soit Tanah Rata, ou Brinchang, les villes des Cameron Highlands sont littéralement horribles.

Bref, on n'a pas trop cherché à comprendre l'architecture locale et sommes arrivés avec le mini-bus à la Father's Guest House où Thib et Leslie avaient résidé un an plus tôt. Seul problème, elle était complète et les seuls lits restants étaient bons marchés mais se trouvaient dans des dortoirs construits dans des hangars agricoles demi-cylindriques. Un petit tour et puis s'en vont et le bus nous a conduit à une autre GH, la Twin Pines GH, propre, fonctionnelle et au personnel sympa. Bien installés, on décide d'aller manger un bout (un curry indien servi sur une feuille de banane délicieux) et de découvrir la mini ville de Tanah Rata.

P1020105 Le lendemain matin, objectif location d'une mobylette pour découvrir la région en toute liberté. Première info de notre GH : on en loue au centre d'information. Après avoir cherché 1/2h, on se rend compte en fait qu'il n'existe plus... Deuxième info de la gare des bus : on en loue à un hôtel a Brinchang, à 6km. On prend donc le bus public, on arrive à l'hôtel en question pour s’entendre dire qu'on en loue à Tanah Rata, à l'hôtel juste a côté de notre GH! grrrrr...! On reprend donc un taxi pour retourner à Tanah Rata et finalement, on réussit à avoir la dernière mobylette de l'hôtel, enfin ! Par la même occasion, j’en ai profité pour me racheter des lunettes solaires… Ponchorello, le retour !

Les Cameron Highlands constituent donc le verger de la Malaisie. On y fait pousser des fleurs, des fruits, des légumes, des insectes, des plantes aromatiques et, surtout, du thé. La montagne sauvage a donc fait place à des vallées couvertes de serres ou de magnifiques plantations de thé, raison pour laquelle le tourisme s'est développé ici. Nous, on était aussi là pour ça, et avec notre mopette, nous sommes partis nous gaver de paysages fabuleux, de ces prairies verdoyantes découpées en petits blocs dans lesquelles les travailleurs avec des grands paniers sur le dos coupent les feuilles de thé. Vraiment superbe et sympa de pouvoir zigzaguer dans ces petites routes sinueuses au milieu des plantations !

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En continuant notre visite, on a également pu constater à quel point le tourisme est important ici. C'est compréhensible en fait, car il s'agit d'une région tellement différente du reste du pays ! Du coup, tous les moyens sont P1020213bons pour profiter de la manne touristique. Les produits à base de fraises (le fruit principalement cultivé) et dérivés sont les stars n°1 (et oui, c'est un "fruit exotique" là-bas) et la plupart des plantations possèdent des visites guidées et des centres de dégustation-souvenirs. Bref, ca plait aux touristes chinois, mais nous, après avoir été faire un tour dans une des nombreuses fermes aux papillons et insectes, on a eu rapidement notre dose... Le lendemain matin, histoire de profiter des dernières heures avec notre mobylette, nous avons voulu aller visiter une fabrique de thé qui était malheureusement fermée. On a donc fini par déguster un thé local devant un magnifique panorama (on ne s'en lasse pas !) et avons repris le bus à travers la jungle et les villages typiques, direction Kuala Lumpur, notre dernière étape en Malaisie !

samedi 11 juillet 2009

Perhentian Islands : Sous l’eau, tout est beau…

P1010633[C] Le lendemain, la journée s’annonçait on ne peut mieux. En effet, coup de bol, le chalet a 35 RM qu’on avait repéré la veille au Matahari Chalets & Retaurant s’est libéré a 8h00. Du coup, quand on est arrives en taxi-boat a 8h15 (juste avant ceux qui venaient du continent), on a pu sauter sur la chambre. A cote de ca, j’avais 230 bars dans ma bouteille (au lieu de 200, normalement), ce qui me permettrait de tenir en plongée aussi longtemps que les autres car je consomme plus d’air. Et surtout, on est tout excites car la dernière fois qu’on avait plonge, c’était en Tasmanie (4mois déjà!), avec une combi intégrale de 7 mm… ici, l’eau fait 30 degrés, ca va changer !




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La plongée du matin s'est déroulée sur un site appelé The Pinnacle (ou Temple, selon le shop...), un petit mont au milieu de la mer qui attire coraux durs et mous, quelques poissons de taille moyenne, des bancs gigantesques de petits poissons et même une tortue a 3 pattes. La seconde plongée, l'après midi, était sur Sugar Wreck, une plongée sur épave, ce qu'on voulait absolument refaire depuis le Yongala (cf. ici). La visibilité n’était vraiment pas terrible, mais c’était quand même super impressionnant de se retrouver a l’intérieur de ce ferry de 70 mètres coule en 2000 suite a une tempête. Il y a même une bulle d’air créée par l’air des plongeurs a l’intérieur de la coque ! Bien fatigues par ces deux plongées, on a fait les vieux et, après avoir regarde Slumdog Millionnaire sur l’écran du resto du Matahari (un film, ca faisait trop longtemps !), on est allés se rendre compte qu’il n’y avait pas plus de cloison dans notre chalet que dans les chambres de D’Lagoon (mais heureusement ici, ce n’était que 2 chambres par chalet). Ca doit être un concept malaisien de faire des murs qui ne vont pas jusqu’en haut - peut être que l'intimité passe après le confort thermique ?! Bref, ca et la musique hyper forte qui venait d’un bar apparemment vide sur la plage nous ont fait ressortir nos amies les boules quies… On ne s'en passe plus ici !

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Le lendemain, suite aux conseils de plongeurs qui disaient qu’on voyaient plus en snorkelling qu’en plongée, on s’était inscrits a un de ces nombreux trips a la journée. A la base, on pensait louer un kayak et aller snorkeller de notre cote mais finalement, on s’est dit qu’il valait mieux aller avec des gens qui savent ou ils vont et ne pas avoir a pagayer et accrocher son kayak a chaque fois qu’on veut nager. Et de fait, on ne l’a pas regretté ! Le bateau nous a emmené sur 5 sites, un phare autour de laquelle la vie grouillait, un site ou l’on a vu un banc de 8 gros requins a pointe noire, un autre site ou d’énormes tortues viennent brouter l’herbe et encore deux autres sites un peu moins remarquables. Le plus intéressant finalement, c'était d'avoir pu voir ou étaient les bons sites, ce qui nous a permis de retourner le lendemain sur le site des tortues (en face du Perenthian Island Resort, dans le prolongement de la jetee – attention aux bateaux !) pour en profiter tout a notre aise pendant 4 heures et faire des milliers de photos ! Et également de constater a quel point une tortue vivante vaut plus qu'une tortue morte : le nombre de bateaux remplis de touristes asiatiques en gilets de sauvetage qui poussent des cris de joie a chaque fois qu'une tortue vient respirer en surface (mais ne se mouillent pas, attention...) était impressionnant. C'était l'autoroute sur ce site !

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Finalement, après 4 jours sur l’ile, il était temps de passer a autre chose pour ne pas rester coinces ici comme beaucoup de monde ici ("oh, je vais encore reste un ou deux jours..." :-) ). On a donc choisi de faire une dernière plongée matinale sur Tanjung Basi, pas si terrible en fin de compte car ni le site ni la visibilité n'étaient supers (mais bon, c’est toujours appréciable, surtout pour le prix ;-) ! ), puis de prendre le bateau de midi pour retourner sur la péninsule et remonter ensuite vers Kota Bharu.

Contrairement a ce qu’on croyait, ces iles Perhentian sont donc finalement relativement peu développées. Même si le Lonely Planet parle de Kecil comme d'une ile très "jeunes backpackers qui font la fête", c'est le calme absolu compare a l'agitation de certaines plages de Koh Tao (qui possède villages et routes, ce qui est complètement différent) ! Bref, les iles Perhentian pourraient être un vrai coin de paradis... si seulementP1010634 quelqu'un prenait la peine de s'occuper des déchets, de l'énergie et des eaux usées, le gros cote négatif du peu de développement de l'ile. En effet, on dirait que chacun fait ici ce qu'il veut et les déchets s'accumulent par endroits, les eaux usées des machines a laver s'écoulent parfois directement sur la plage ou forment des flaques nauséabondes dans lesquelles des énormes lézards (monitors) semblent prendre leur pied et les générateurs électriques bruyants tournent de jour comme de nuit près des logements. Du coup, si on rajoute les touristes chinois détruisant la vie corallienne a grand coup de palmes, le parc marin doit être bien mis a mal et je ne sais pas combien de temps ils vont mettre a s'en rendre compte. J'espère juste pour eux qu'il ne sera pas trop tard... Me concernant, j'ai évite de me laver au savon et essaye de ramasser un maximum de plastiques flottant dans l'eau, je ne pouvais pas faire beaucoup plus.

mercredi 8 juillet 2009

Perhentian Islands : Petit coin de paradis…?

island-map2[C] Cette fois, on avait prévu le coup pour le bus, on avait pris nos boules quies ! Par contre, rien pour le nez… Du coup, quand notre voisin a sorti son sandwich au durian 5 minutes après le départ (il l’aurait fait exprès que ca ne m’étonnerai qu’a moitie…), on s’est tous les 2 retrouves malades pour le trajet ! Si on n’a pas encore parlé du durian ici, pourtant omniprésent en Malaisie (et en Thaïlande), c’est tout simplement parce qu’on n’a pas encore eu le courage d’y gouter… On en parlera en temps et en heure, donc. Bref, malgré les nuisances olfactives, on a quand même réussi a (bien) dormir. Du coup, quand un gars est venu nous tirer de notre sommeil a 4h pour savoir si on allait aux Perhentian Islands et que, si oui, c’était ici qu’il fallait descendre, on s’est exécutes en pensant être arrives. Apres que le bus soit parti, on s’est rendu compte qu’on n’était pas du tout a Kota Bharu, mais a Jerteh, a 60 km de la, et que le gars qui nous avait tire du lit était en fait un rabatteur pour taxis… Finalement, une fois les idées un peu éclaircies, on s’est dit que c’était pas si mal que ca de s’être arrêtés la car nous étions plus près du point d’embarquement que prévu (Kuala Besut) et que, plus on arrivait tôt sur l’ile, plus on aurait de chance d’avoir un bon logement. Bref, on a attendu qu’il rabatte deux autres personnes d’un autre bus et on a pris le taxi a 4 vers Kuala Besut. Evidemment, une fois arrives la, je me rend compte qu’on n’aura pas assez de cash pour payer le séjour sur l’ile et les plongées et qu’il n’y a pas de distributeur sur place. Bref, bon pour un aller-retour a Jerteh pour aller chercher du liquide, mais vu qu'e je n’entais pas le seul a avoir oublie, j’ai encore pu partager les frais…

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Finalement, on a pris le bateau a 7h30 du matin pour arriver 1/2h plus tard sur Kecil, la plus petite et la moins chère des deux iles Perhentian (l’autre ile, Besar, est plus grande et le logement sont surtout des resorts luxueux, bien plus chers). De l’expérience de Thib et Les, qui sont aussi passes par ici, on avait décidé d’aller se poser a D’Lagoon, un petit hôtel situe sur une petite plage isolée, plus au nord de la grosse plage principale. En arrivant, les chalets étaient malheureusement tous complets et on a du prendre une chambre dans un autre bâtiment a deux étages. On était donc loin des chalets prives qu’on avait imagine suite a notre expérience sur Koh Tao en Thaïlande… D’autant plus loin que les cloisons étaient ouvertes sur le dessus, ce qui réduit méchamment l’intérêt d’avoir une chambre privée a partir du moment ou tout le monde entend ce que tout le monde fait dans les 10 chambres adjacentes ! Bref, si on ajoute a ca le fait qu’il faille payer pour avoir une moustiquaire, + 10 RM/pp un taxi-boat pour aller sur la plage principale a 3 min ou il y a bars et restos (l’aller-retour pour 2 coute donc une nuit de logement, ridicule !), que le snorkelling devant la plage n’était pas terrible, que la plage était couverte de coraux brises (pas gai pour se coucher) et que les gens de D’Lagoon n’étaient vraiment pas très sympas, on s’est vite dit que ce serait une nuit mais pas deux. Les seuls points sympas étaient le calme, le petit singe domestique (mais Véro n’aime pas les singes, donc…) et l’accès facile a pied a deux petite plage isolées, parfaites pour le coucher du soleil.

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Apres un peu de snorkelling pour tâter le terrain et se rafraichir (qui dit rafraichir? l’eau ici dépasse les 30 degres!), on est donc allés prospecter sur Long Beach, la plage principale de l’ile. En fait, Kecil ne possède pas de routes car, a part le petit village de pécheur au sud-est de l’ile, personne n’habite réellement la. Le seul moyen pour rejoindre deux points (plages et logement) est donc soit de louer les services de taxi-boat (chers et qui pratiquent des prix par personne et non pas par trajet, ridicule…), soit de marcher en prenant les sentiers a l’intérieur des terres au milieu de la jungle. On a évidemment choisi la seconde solution et, après une bonne heure de marche qui nous a guide a un point de vue superbe, on est arrives a Long Beach. La, l’ambiance était beaucoup moins calme et, après avoir fait le tour des 10 logements de la plage tous complets, on s’est dit qu’on reviendrait le lendemain a la première heure voir si quelqu’un libérait une chambre. En passant, on a également fait le tour des operateurs de plongée et avons réservé pour le lendemain matin avec le même que celui de Thib et Les avait pris, le Turtle Bay Divers, très sympas.

P1010210En retournant a D’Lagoon, on s’est quand même arrêtés pour admirer le magnifique coucher du soleil sur ce qu’on croyait être Adam & Eve Beach. Seulement, une fois le soleil couche, on s’est rendu compte que le chemin qui était censé nous ramener en 10 minutes a D’Lagoon avant la tombée complète de la nuit ne menait nulle part ! Bref, on était bons pour revenir loin sur nos pas et reprendre le seul chemin qu’on connaissait, ce qui faisait au moins 35 minutes. Du coup, on s’est retrouves dans une jungle complètement noire, a suivre ce qu’on pensait être le chemin et en essayant d’éviter au maximum trous, racines et branches…! On a bien cru qu’on allait passer la nuit su pied d’un arbre, mais on a fini par arriver a D’Lagoon sains et saufs, couverts de sueur mais soulages !

mercredi 1 juillet 2009

Gare aux crocrociiiiles !

P1150024[C] Si le Top End (Darwin et toute la zone) est réputé pour sa chaleur, ses frangipaniers, son mode de vie tropical et ses moustiques, la star incontestée de la région est sans nul doute le crocodile, et plus particulièrement le crocodile d’estuaire, ou saltwater crocodile, saltie pour les intimes. Ils se trouvent sur presque tous les souvenirs, depuis les tees (t-shirts) de gout douteux au grattoirs de dos en patte de crocodile (sic !) en passant par les chapeaux et autres maroquineries. Bref, immanquables, même si on ne trouve quand même pas encore leur viande dans les supermarchés.





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P1140991 Contrairement a ce que leur nom indique, les salties s’accommodent aussi bien dans l’eau douce que dans l’eau salée. D’ailleurs, pendant la saison humide, les crocodiles remontent les rivières a la recherches de nouveaux territoires puis, pendant la saison sèche, ils restent parfois coinces dans des trous d’eau ou des billabongs isoles, incapables de marcher de longues distances. Apres des années de chasse au crocodile acharnée qui a faillit éteindre l’espèce, les crocodiles sont aujourd’hui protégés en Australie et il est interdit d’en tuer sans permis. La mesure a permis a l’espèce de reproliferer, au grand dam des locaux et aborigènes qui voient des crocodiles s’installer sur leurs terres ou dans des zones récréatives auparavant désertées (le gouvernement pense d’ailleurs a réintroduire des safaris de chasse saisonniers…). On peut donc potentiellement trouver des crocodiles presque partout. Seulement, le problème avec ces bêtes la c’est qu’elles sont sans peur des qu’elles atteignent une taille humaine et que, contrairement aux crocodiles d’eau douce, les salties sont hyper territoriaux et n’hésitent pas a attaquer si vous entrez leur territoire.

P1140988Comme il est donc un peu dangereux d’aller observer ces bébêtes soi-même (deux personnes ont été mangées ici en avril….) nous avons préféré faire une des plus célèbres attractions du coin, la jumping crocodile cruise ! Une quantité importante de salties vivent en effet dans les eaux boueuses de l’Adelaïde River (Est de Darwin) et plusieurs sociétés y organisent ces croisières d’1h en bateau, qui consistent a nourrir les salties a l’aide d’une canne au bout de laquelle pend un morceau du buffle sauvage sert d’appât ! Comme d’hab, on a choisi la plus petite société, l’Adelaide River Queen Cruise, dont le bateau n’a qu’un étage (ce qui permet aussi d’observer ces fossiles vivants de plus près) et qui essaye de limiter son impact sur l’environnement. On ne l’a pas regrette et il ne s’en aurait pas fallu de beaucoup pour qu’ils viennent nous manger (dans) la main !

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A peine arrivés dans le bateau, un vieux crocodile a trois pattes de 4,5 mètres (probablement plus de 70 ans…) nous attendait déjà ! Par après, on a pu observer sous tous les angles des gros crocodiles débonnaires, des moyens agressifs, des petits qui sautaient super haut, des rapaces qui attrapent les morceaux de viande au vol et même un énorme aigle de mer, tous visiblement habitues a recevoir leur petit apéro plusieurs fois par jour ! Impressionnant car les crocodiles les plus rapide attrapaient la viande tellement vite qu’on n’avait littéralement pas le temps de comprendre et voir ce qu’il se passait ! Bref, même si ca a l’air hyper touristique, ca vaut quand même les peine pour avoir la chance de voir ces animaux habituellement très placides dans leur milieu naturel.

lundi 8 juin 2009

Notre dernier grand parc national : Le Kakadu NP

P1140224Kakadu_Map[C] La nuit a l’entrée du Kakadu fut relativement bonne compte tenu des circonstances… Le Kakadu National Park est en fait une zone humide protégée (RAMSAR) et qui dit zone humide dit marais (joliment appelés billabong ici…), et qui dit marais dit moustiques. La chose faisait sens et on nous avait prévenu a plusieurs reprises. En ouvrant les yeux le matin, on a bien trouve quelques moustiques a l’intérieur, mais c’est en regardant dehors que la vision d’horreur nous est apparue. Si on avait déjà eu quelques moustiques au Litchfield NP, ici, la voiture en était littéralement couverte ! On a béni nos moustiquaires et, a peine réveillés et sans sortir de la voiture, on s’est enfuis de l’aire de repos (en oubliant une chaise sur le toit, qui est probablement tombée dans l’Adélaïde River, infestée de crocodiles qui sautent, oups…).

P1140291''_fused Vue panoramique sur les marais depuis Ubir Rock

P1140249 Bref, ca commençait bien. On a commence la visite du Parc par le centre d’infos Bowali qui passait des documentaires très intéressants sur le parc. Le soleil commençait déjà a taper sec quand nous sommes montes a Ubir Rock, un des lieux les plus célèbres du parc. Ce gros rocher est en fait issu du plateau rocheux qui borde le parc et délimite, a l’ouest, la Terre d’Arnhem (une des dernières grandes étendues sauvages, peuplée de tribus aborigènes et dont l’accès publique est très contrôlé). Autour d’Ubir, nous avons d’abord pu observer des superbesP1140270 peintures rupestres aborigènes. Comparées aux simples dessins ou formes de boomerang qu’on avait pu voir au Carnarvon NP, celles-ci étaient très élaborées ! On a notamment pu observer des peintures dites “aux rayons X”, qui représentent souvent les poissons locaux avec leurs organes internes, ainsi que des scènes de chasse ou des histoires du Dreamtime (temps de la création) mises en scène. Nous sommes ensuite montes sur le rocher pour admirer la plus belle vue sur une zone humide qu’il soit possible d’avoir ! C’était tellement étonnant de voir autant d’herbe verte (non golfable…) dans ce pays qu’on y est restes un bon bout de temps. Mais, même si c’est apparemment magnifique, nous ne sommes pas restes jusqu’au coucher du soleil et sommes redescendus a Cahills Crossing, la ou la route vers la Terre d’Arnhem traverse la boueuse East Alligator River. On voulait faire une ballade le long de la rivière pour espérer apercevoir des salties, mais elle était encore fermée a cause de l’eau encore présente sur le chemin ou des feux de bush, on n’a jamais su.

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On va essayer

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Une énorme galerie de peintures RX

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Cahills crossing

P1140363Un peu déçus, nous avons poursuivi notre route vers le sud en ignorant Jabiru, seule ville au bord du parc qui n’existe que grâce a la mine d’uranium locale et a l’Holiday Inn du parc qui a une forme de crocodile (ce dont on ne peut se rendre compte qu’en avion, ce qui réduit encore plus un intérêt déjà douteux mais bon…). En voyant le soleil qui se couchait, on s’est vite dépêches de faire a manger et de tout préparer avant l’arrivée des moustiques car le camping était juste a cote d’un billabong. Seulement, on a commence a discuter avec deux français et finalement, on s’est retrouves trop tard… Du coup, même si la chaleur P1140362était encore difficilement supportable, on s’est refugies dans la voiture en entrainant avec nous un paquet de moustiques. Mais après 2 heures de lutte acharnée, on a du se rendre a l’évidence : on avait une fuite quelque part et ils ne semblaient pas le moins du monde incommodes par nos ridicules produits repoussants européens ! Du coup, aux grands maux les grands remèdes, on a sorti la moustiquaire (celle que l’on accroche au dessus du lit) et on a réussi a se faire un petit nid dans notre déjà-pas-grand nid. Tout le challenge était ensuite de trouver une position permettant ne pas toucher le tissu car notre super moustiquaire traitée ne semblait pas les intimider le moins du monde. Bref, on a passe une nuit d’enfer, et on suppliait le soleil de revenir pour faire cesser ce bourdonnement ininterrompu dehors.

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Nourlangie Rock, vu d’en face avec le Billabong au milieu

Quand il est enfin apparu, on a fui vers Nourlangie Rock (on avait rentré notre dernière chaise cette fois…), autre isolement rocheux célèbre du parc. A la base, on pensait faire la marche de 12 km qui passe par dessus et autour du rocher, mais on avait peur de ne pas avoir le temps de rentrer sur Darwin. Du coup, on s’est contente du meilleur et nous sommes seulement allés voir les magnifiques peintures et les abris dans les grottes qui se trouvaient au debout de la promenade. Nous avons ensuite également été visite deux superbes points de vue dont un a Yellow Waters, a cote d’un billabong, ou nous avons aperçu un crocodile (mais on ne sait pas si c’était un saltie) . En allant explorer un peu plus loin dans le bush (on avait perdu le chemin…) on est même tombes sur des sites de peintures cachés. En fait, la grande majorité des sites sont connus, mais caches du public, et il en a vraiment partout ! Finalement, nous sommes retournes a Darwin par la Old Jim Jim Road, route unsealed avec un passage de rivière pas assez profond pour moi (ben oui quoi, c’était probablement le dernier, sniff…)

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Le verdoyant billabong de Yellow Waters

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Nabulwinjbulwinj, un méchant esprit

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Une belle illusion d’optique ou Véro cap’ ?

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Nourlangie rock

Bref, même si on a du l’expédier, ce parc a l’air très chouette, mais on croit comprendre pourquoi certains parlent de “Kakadon’t”. En fait, ce n’est pas un “parc national d’attraction” comme le Litchfield, avec ces nombreuses cascades proches les unes des autres. Non, le Kakadu, c’est un plutôt parc qui doit s’explorer a l’aise et dans lequel on doit s’immerger pour pouvoir observer la faune (les oiseaux surtout) et la discrète flore. Bref, si on le pouvait, je pense qu’on reviendrait bien a notre aise, mais avec des nouvelles moustiquaires !

samedi 30 mai 2009

Sur la route de Darwin, le Litchfield National Park

[C] Arrivés a Kununurra a la tombée de la nuit, nous sommes allés dormir sur une aire de repos le long de la grand route ou nous avons enfin changé la roue de secours par la roue remontée a Drysdale Station (dans le noir, mais on devient vraiment bons !). Le lendemain, en attendant l’ouverture du centre d’information, nous avons été faire un petit saut matinal au Mirima National Park qui jouxte Kununurra. Ce petit parc national est vendu comme un “mini-Purnululu NP” (ou mini-Bungle-Bungle NP) qu’on n’a malheureusement pas pu faire car il se trouve au sud, le long de l’autoroute qu’on a évité en passant par la Gibb River Road. Joli mais on a vite eu fait le tour et ca ne ressemblait pas vraiment aux photos qu’on a vu des Bungle-Bungle, mais bon… Nous nous sommes ensuite remis en route pour une étape a P1130545Katherine, a 500 km de la dans l’état du Northern Territory, juste histoire de checker l’état des routes traversant notre prochain parc national. En quittant le Western Australia, on a encore une fois changé d’heure : +7h30 par rapport a la Belgique !

Le Litchfield National Park est situé a environ 150 km au sud de Darwin et gagne de plus en plus en notoriété, surtout par opposition a son énorme voisin, le Kakadu National Park, que nous ferons en redescendant de Darwin et qui semble avoir de moins en moins bonne presse (certains parlent de “Kakadon’t”… on verra !). Une route 4x4 venant du sud traverse le Litchfield et aurait été un bon raccourci pour nous. Malheureusement, la Reynolds River qui croise cette route est encore trop haute et impossible de vérifier la profondeur a pied a cause des salties (crocodiles d’estuaires, dans presque toute les rivières autour de Darwin !) qui y ont élu domicile. Nous sommes donc arrivés par la petite et verdoyante ville de Batchelor au nord-est du parc pour deux petites journées de découvertes avant notre dernière étape, Darwin, la modeste et tropicale capitale de l’Etat.

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Florence Falls. Il doit plus rester grand monde a Darwin ?

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Buley Rockhole, des mini-jacuzzis, parfaits pour caser 5-6 personnes et un bac :-) !

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Wangi Falls, derrière les touristes…

L’intérêt principal du Litchfield NP réside dans ses cascades et bassins d’eau claire, relâchée par la roche qui s’est gorgée pendant la saison humide. On commence a en avoir vu des gorges, bassins et cascades et pourtant, c’est toujours tellement bon de s’y baigner, surtout par cette chaleur qui devient de plus en plus oppressante ! En parlant de ca, une autre chose oppressante et a laquelle on n’est plus du tout habitués, c’est la présence importante de touristes ! Compte tenu de la courte distance qui nous sépare de Darwin et du week-end, on a en effet eu droit a toute la capitale dans certaines gorges… Bizarre de se retrouver dans des endroits si paisibles parmi un tas de touristes du w-e criant, buvant des bières et s’incrustant partout ! En fait, la concentration de personnes dans les jolies chutes de Florence Falls et les piscines en cascade de Buley Rockhole était probablement également due au fait que de nombreux autres sites du parc étaient inaccessibles. La haute et fine Tolmer Fall est fermée car elle abrite des chauves-souris rares ; les magnifiques Wangi Falls, site privilégié de baignade et de bbq du parc, étaient fermées a cause du niveau de l’eau, des courants forts et de la présence possible de salties (les frechies y ont élu domicile aussi mais ca, ca va…) ; les petites Tjaetaba Falls de Greenant Creek sont interdites pour des raisons sacrées aborigènes ; l’accès 4x4 aux Tjaynera Falls de Sandy Creek est quant a lui restreint par une rivière de plus de 80 cm impossible a traverser a pied (encore ces salties !). Sur ce coup la, on n’a pas ose passer car le jeu n’en valait pas la chandelle…

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Tjaetaba Falls, sacrées, sauf sur le dessus :-/



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Mmmh, on pourrait tenter le coup de la bâche, mais ya les crocodiles !

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Tolmer Falls

Du coup, nous nous sommes rattrapés par un beau coucher de soleil sur la Lost City, blocs de roche sédimentaire posés au milieux de la foret tels les restes d’une civilisation éteinte, et sur Walker Creek, très chouette petite rivière le long de laquelle on retrouve 8 sites de bush-camping privatifs avec système de réservation. On a bien profite des trous d’eau, on s’est fait nettoyer les ongles par les crevettes locales et, si on ne devait pas être a Darwin le soir même, on aurait bien craque pour une petite nuit dans le bush… EnfinP1130629, on aurait craqué si, la nuit précédente, caches dans le bush avec Wheely car les campings étaient soit inaccessibles soit fermés, on n’avait pas ete sauvagement assaillis par des hordes moustiques particulièrement belliqueux ! Le matin, on en avait une quinzaine assoiffés qui attendaient sur la moustiquaire… alors, on a fui ! Pour finir, bonne surprise, sur la route gravelée menant jusque Darwin, on est tombés sur un champ de termitières magnétiques, libres d’accès et bien mieux que celui a l’entrée du parc. Contrairement aux gigantesques termitières “château fort” qu’on rencontre partout sur les bords de route, ces termitières sont construites toutes plates et selon un axe précis, de manière a réduire l’exposition au soleil au moment le plus chaud de la journée. Pourquoi “magnétiques” ? Apparemment, seules les termitières dans le bon axe survivent et ces termites posséderaient un compas interne, génétique, qui serait transmis de générations en générations permettant a la termitière d’être toujours construite dans le même axe… Bref, comme ca, vous savez tout !

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Des crevettes assez curieuses…

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Les termites magnétiques, des mangeuses d’hommes !??

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A l’assaut du château !

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Fine come une termitière, personne ne lui avait jamais dit (oui, j’ai toujours les mots justes !)

Allez hop, on trace a Darwin ici !

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