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lundi 8 septembre 2008

Chiang Mai : Un ville très sympa… Mais pas le temps de visiter !

[C] Apres 5h de bus, on arrive a Chiang Mai, 2e plus grande ville de Thaïlande. Notre guesthouse était réservée de la même manière que 2j auparavant, mais cette fois par contre, très très déçus par la Chat House, Mr Routard ! Chambre au sous-sol sans moustiquaire (ce fut enfin l’occasion d’utiliser la notre ! Merci Catherine&Olivier), les murs sont en papier et ils vous conseillent de surélever vos affaires en cas de pluie… Mais bon, pas de cafard et pour le prix (4 €), il fallait s’y
attendre !

La plupart des gens viennent a Chiang Mai pour une chose : les treks dans la foret dense. Et nous aussi, il faut bien l’avouer. Seulement, on n’était pas très motive a l’idée de faire un TTT (trek trop touristique) comprenant plein de choses en un minimum de temps, par exemple : visite de 10 ethnies montagnardes + du « zoo humain » des femmes girafes + ballade a dos d’éléphant + descente de rivière en rafting et en canoës de bambou + ballade en jungle +++ et le tout en 1 journée et pour pas cher madame ! La chance nous avait cependant préparé le terrain : lors de plongées a Koh Tao, nous avions rencontre un couple d’Italiens revenant de Chiang Mai qui avaient fait un trek génial : le Pooh Eco-trekking. Ils nous ont donné le fascicule et c’est vrai que ça avait l’air bien dans nos cordes : on paye plus cher, on ne fait pratiquement rien de ce que font les TTT mais comme ce sont des petits groupes le plaisir est… ailleurs ! Leur devise : « Leave nothing but footprints, take nothing but pictures, kill nothing but time » Leur livre d’or étant rempli de commentaires plus qu’élogieux, on s’est laisse tenté…

Apres l’inscription au trek, le premier apres midi fut consacré à la découverte des marchés de la ville, avant de se diriger vers le stade de la ville pour un match de boxe thaï. Les boxeurs ne devaient pas être très âgés, mais, après la petite danse traditionnelle pour introduire le combat, ça tapait quand même sec ! Intéressant de participer a ce sport national… Les grands boxeurs sont de vraies stars en Thaïlande !




Le lendemain, on déplace toutes nos affaires (Véro n’en peut plus...) vers une autre auberge, plus classique mais fonctionnelle. On avait besoin de dormir correctement avant le trek. Objectif de la journée : louer une mopette et faire un tour de la région et des merveilleuses petites routes serpentant dans les montagnes. Première étape pour Véro, une ballade a dos d’éléphant dans un site un peu recule et sans trop de touristes (contrairement a celui indique dans le routard, qui était inondé de cars !). Apres 1h de parcours chaotique et un bon mal de mer, on est quand même allés leur acheter des bananes dans le village d’a cote pour les remercier. Apres un dîner sur le bord de la route dans une autre échoppe locale pour 1 € pour 2 ([V] On pouvait se le permettre, on s’était dit qu’avec tout ce qu’on avait mangé, nous n’avions toujours pas attrapé la tourista !), deuxième étape, encore plus touristique : la ferme de serpent. On était mitigés a l’idée d’y aller et après coup, on l’a un peu regretté: on a rien appris et tout était organisé pour faire peur au bon petit public japonais venu en car. Ils jouaient vraiment à faire peur aux gens et jetaient les serpents dans tous les sens, sans respect (sans parler du commentateur du spectacle, insupportable). Bref, on est vite retournes a Chiang Mai pour aller voir la plus grande bijouterie de Thaïlande (oui, c’était une journée spéciale Véro). Interdiction de prendre des photos et dés l’entrée on vous demande votre nationalité. En fait, 15m plus loin et comme par hasard, arrive une thaïlandaise qui parle parfaitement votre langue (même flamand) et vous invite à voir les milliers de bijoux et pierres… Inlachable ! On n’est pas restes des heures non plus… Dommage, car il y avait de superbes aquariums !


Sur la route du retour, attendus 5 min après pour faire un briefing du trek et rencontrer nos 3 autres co-trekkeurs, ce qui devait arriver un jour arriva : petite crevaison de mopette. Heureusement les thaïs ont presque autant de garages que de temples, donc on a pu vite faire réparer ça quelques mètres plus loin.

Demain, eco-trekking ! Au programme : Beaucoup de marche, une soirée et nuit dans un village Karen (une des nombreuses ethnies montagnardes de Thaïlande), de la marche, une nuit de survie en jungle, et encore de la marche… Ça va suer dans les bottines !!

Des îles au centre du pays : Sukhotai et Sri Sichanalai

[C] Dernier jour sans plongée a Koh Tao, un peu de farniente sur la plage et départ a 16H00 pour 22 heures de trajet vers les plaines et la jungle, direction le nord de la Thaïlande (avec un temps mort a 5h du matin a Bangkok, ou le choc du retour a l’effervescence urbaine fut rude). Au passage, on avait prévu de passer par Ayuthaya, l’ancienne capitale de Thaïlande, mais vu notre planning raccourci par Koh Tao et le fait que trop de temples tuent les temples (sûrement pas un proverbe thaï ça…), on a décidé de continuer directement jusque Sukhotai pour y passer deux jours. Cette région, située plus au moins au centre du pays, comporte deux sites d’anciens temples inscrits au Patrimoine Mondial de l’Unesco.

Arrivés a 13h, nous nous sommes diriges directement vers notre logement, choisi dans le Routard et réservé par téléphone dans le bus. Il est une nouvelle fois remonte dans notre estime, car ici aussi, la guesthouse était excellente : maison en teck laque, 5 chambres simples mais nickelles (juste a cote de la famille), accueil très agréable, prix mini (5 €), petit dej sous les pilotis de la maison,… On recommande donc vraiment cette River House de Sukhotai ! Apres cette page de pub, direction la vieille ville (Old Sukhotai) en bus publique. Il était déjà 15H, ils fermaient a 18H00, on était déjà limites en temps et le bus marquait des arrêts de 5 min tous les 2 km pour essayer de se remplir (il n’y avait que nous dedans). Le chauffeur nous a alors proposé d’aller directement sur place, moyennant un supplément de 20 bahts (sur 50, soit, 1,30 €). Bon, ok! Corruption quand tu nous tiens :-)…

Old Sukhotai comprend un vaste ensemble de ruines éparpillées dans un cadre verdoyant. Comme ils le conseillent, elles se visitent plus facilement en vélo. Quel plaisir de voir ces temples non remis a neuf, non dores, rien que de l’histoire, du calme de la sérénité bouddhique, de... Chouette quoi ! Apres un retour en tuktuk régional ou on est assis cette fois a l’avant (attention aux insectes et aux brusques coup de frein !), un curry rouge encore une fois « légèrement » piquant (demain j’arrête, promis) et une bonne nuit de sommeil sous moustiquaire, location matinale d’une mopette pour aller visiter le second parc historique au nom imprononçable si on la mal lu : Sri Sichanalai. Par ailleurs, oui, les casques thaïs me vont à ravir, merci pour le compliment.


Le parc est a 60 km de Sukhotai, ce qui nous a permis une jolie petite ballade dans la région : maisons sur pilotis, plantations de palmier, menuiseries de teck, temples, échoppes sur le bord de la route, et évidemment les incontournables (il y en a vraiment partout partout !!) icônes du roi et de la reine, auxquels les thaïs vouent un culte quasi divin. Bref, on avait vraiment l’impression d’être enfin dans la vraie Thaïlande ! Arrives au site, les ruines de Sri Sichanalai sont encore plus verdoyante qu’a Sukhotai et plus isolées, ce qui leur donne le petit cachet sympa de temples perdus dans la foret. Encore une fois, plus qu’appréciable visite !
Au retour, je voulais absolument faire un petit arrêt sur le bord de la route pour goûter ces fruits inconnus et ces menus illisibles. J’ai juste refuse les crabes pilles, mais tout le reste était excellent (mais on sait toujours pas plus ce que c’est…), le tout pour moins de 2 € ! Le meilleur reste quand même les pomelos a manger à pleines dents… Finalement, retour sur Sukhotai pour se prendre notre première vraie drache dans les dents : arrêt force pour mettre les ponchos (merci Sandrine !) et reste du trajet a 15 a l’heure pour rentrer a la guesthouse.



On avait prévu 3 jours sur place, mais 1 jours et demi auront finalement été suffisant pour faire ce qu’on voulait. Cool, on rattrape notre planning ! Demain matin, bus local pour monter à Chiang Mai, le vrai nooord.

Koh Tao : De perfection á adoration… !


[C] Pour aller de Koh Phangan a Koh Tao, un trajet en express boat d’1h30 suffit… pour que tous les rabatteurs du bateau essayent de nous vendre leur pack brevet de plongée/logement super intéressant et bon marche ! Quand on leur a dit qu’on n’était pas la pour faire nos premiers pas en plongée (on a passé le premier niveau du brevet CMAS en Belgique avant de partir – Michel, si tu nous lis, encore merci !!), et qu’on voulait jute faire quelques plongées, ils ont eu l’air beaucoup moins intéresses… Finalement, on a décidé de suivre un rabatteur qui n’avait pas trop insiste et qui nous proposait le trajet gratuit jusqu’a la plage qui nous intéressait - a condition évidemment qu’on aille voir son hôtel.
Pour info, Koh Tao est L’île de la plongée par excellence en Thaïlande, tout le monde s’y retrouve pour passer ses brevets car non seulement c’est hyper bon marche, mais les spots de plongée sont uniques au monde.
Arrivés sur place, le bungalow n’était vraiment pas terrible, cher (14 €), et assez « mal » situé (pas la meilleur vue quoi ;-)). Déçus, on décide donc d’aller voir de notre cote en mopette. (Pour 4 € les 24h, on s’est rendus compte à Koh Phangan que louer une mobylette était tout de même la meilleure manière d’être libre sur ces îles - en tout cas sur les nouvelles routes goudronnées qui les traversent). Sur la route, on croise plusieurs routards suants, rouges et poussiéreux. La raison : pas moyen de trouver un logement (et pas eu l’idée de louer une mobylette, ces sots !)… On a vite compris qu’il fallait éviter de venir a Koh Tao 3 jours après la Full Moon Party de Koh Phangan, une des plus grosses « rave party fluorescente on the beach » d’Asie, qui se déroule tous les mois a la pleine lune. Par choix, on avait décidé d’arriver le lendemain à Koh Phangan, et on a, sans le savoir, suivi le flot de fullmoonards (qui vont plonger apres avoir dessaoule).


Bref, un peu par obligation car nous n’avions rien trouvé d’autre pour y passer la nuit, nous avons tout de même pris le bungalow proposé pour une nuit, et décidé de plonger avec eux le lendemain matin (les instructeurs avaient l’air sympa). Comme nous voulions tout de même trouver un autre logement, on a été cherché ailleurs. C’est ici qu’on recommande vigoureusement (enfin !) une adresse du Routard : Freedom Beach Bungalows. Il s’agit d’une petite plage en retrait, avec assez peu de bungalows a flanc de colline, bien tenus et pas chers (8 € la nuit), un petit resto associé où on a mangé nos meilleurs Pad Thaï (le plat typique thaï – nouilles sautées avec légumes et plus selon le cuisinier) et un petit bar en jetée sur la plage. On a cependant du annuler la plongée du lendemain matin 8h, parce que le propriétaire de Freedom Beach ne savait pas nous réserver une chambre et qu’on devait venir voir les dispo a l’heure du check out (indolent, effectivement Mr Routard). Au final, même si nous avons été déçus d’avoir passe la journée a rechercher un logement et d’avoir du annuler la plongée du matin pour en faire une autre l’après-midi (avec des débutants, donc moins profond), nous avons été super heureux d’avoir trouvé un hôtel qui nous plaisait vraiment !


Le lendemain, après un nouveau transfert d’affaires vers notre coin de paradis, nous sommes allés faire le tour des clubs de plongée… Et c’est ici qu’on est tombés sur le meilleur club de plongée de Koh Tao (si, si, je vous assure…) : le New Heaven Diving Club. Il s’agit d’un tout petit club, qui organise des plongées sur un petit bateau (une douzaine de personnes, ce qui est exceptionnel ici) et qui pratique le même prix que les autres clubs (les instructeurs sont pas la pour faire spécialement de l’argent, mais plus pour le plaisir, incroyable…). Si on ajoute a ça le fait qu’ils sont fortement impliques dans des projets de conservation du récif et de sauvegarde de la biodiversité, ce club nous était destine… On n’a pas hésite et on a tout de suite réservé nos plongées pour la semaine !
Petite parenthèse ici pour dire qu’on n’a pas regrette une seule fois d’avoir pris le temps et l’argent pour passer notre brevet 1* CMAS avant de partir !!! A peu près 350 € au lieu de 180 € ici, mais que de plaisir de ne pas passer 4 jours à faire des exercices, de pouvoir plonger profond et d’avoir déjà acquis certains réflexes utiles ! Pour info, il existe 2 grandes écoles de plongée : PADI et CMAS. Les niveaux sont « plus ou moins » équivalents entre eux, même si la formation est en fait très différente. Dans l’ordre des niveaux PADI / CMAS, on a : Open Water = 1* / Advanced = 2* / Rescue Diver = 3* et Dive Master = 4*. Ici, comme en Australie, tout le monde fait le PADI, mais CMAS est tout autant reconnu, donc pas de problème.
Les conditions en mer n’étant pas excellentes, nous n’avons malheureusement pas pu plonger dans les meilleurs sites, moins fréquentés et situés sur des gros rocs en pleine mer. Nous n’avons donc pu plonger que dans les alentours de l’île, ce qui en valait tout de même la peine : c’était la première fois que nous allions en mer, qui de surcroît était chaude (autre chose que les plongées a l’Eau d’heure !) et transparente ! Nous y avons passé des moments inoubliables : paysages marins impressionnants, indescriptibles, des poissons multicolores… Le calme absolu, comme si le temps s’était arrêté… On a pu plonger 2 x tous les jours et a peine remontés, on voulait déjà redescendre…


…enfin, sauf le jour où on est passés en plein milieu du territoire d’un couple de triggerfish (poissons torpille)… Il s’agit de poissons qui peuvent atteindre 80-100 cm et sont super territoriaux. Avant chaque plongée, les instructeurs mettent en garde les plongeurs contre ces bestioles, qui peuvent attaquer et blesser. La solution en cas d’attaque : fuir a l’horizontale a reculons avec, en guise de protection, les palmes entre soi et le triggerfish, afin de sortir de son territoire (qui est en forme de cône inversé). Bref, juste en fin de plongée, on a subi un assaut surprise d’un couple imposant. Tout le monde a paniqué, le groupe s’est dispersé, mais personne n’a été blesse. Véro était à l’avant et a failli tout prendre, raison pour laquelle les triggerfishs font désormais partie de sa (longue J) liste d’animaux bannis !


Mais tout est bien qui finit bien… Apres avoir craqué et rallongé notre séjour de 3 jours (par rapport a l’itinéraire initial) sur cette île paradisiaque ou le soleil n’a jamais cessé de briller, ou les plats étaient parfois un peu trop épices (cf. photos), nous avons du repartir vers le nord.

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