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vendredi 5 décembre 2008

La générosité a l'australienne : Pineapple Picking & visites des amis.

[C] Arrivés au lieu du camping (Mapleton), fou rire nerveux : on est pile dans le gros nuage noir, on ne voit plus rien et il pleut encore plus fort qu'a Maroochydore... Bravant la pluie, Véro a réussi a se faire deux lessives et moi... un copain ! Installé comme chez lui sur la table de la cuisine du camping, il y avait ce type, seul avec un crayon, une calculatrice et des dessins/plans partout, une bouteille de vin bien entamée et qui chantait (faux) sur Chris Rea sortant a plein tube de petits baffles connecte sur son GSM. Un grand moment, j'aurais du prendre une vidéo... Pendant que j'essaye en vain d'aller sur Internet avec la super connexion du camping (super, ça valait la peine de le prendre ce camping...!), je commence a discuter avec ce type un peu hurluberlu et, de fil en aiguille, il se retrouve a téléphoner a un de ces amis qui faisait du picking d'ananas un peu plus bas dans la région. 20 minutes plus tard et sans rien avoir demande, on se retrouvait avec une bouteille de vin gracieusement offerte, un DVD sur la tele de la cuisine (avec son lecteur de DVD) et, surtout, embauchés pour le lendemain matin 6h30 dans les champs d'ananas! Trop sympas ces australiens et comme quoi, il ne faut pas toujours se fier aux apparences ([V] Finalement, on peut avoir de la chance quelques fois dans notre malheur !)

Le lendemain matin, hallelujah, il a enfin arrêté de pleuvoir (nous avons appris par après que Brisbane avait été complètement inondée cette nuit la, gros dégâts du a plusieurs rivières qui sont sorties de leur lit - notamment dans le camping de Thib et Leslie, évacués d'urgence!) ! A peine sortis du lit qu'on se retrouve pour 2 jours dans les champs d'ananas chez Ian, un producteur local dont la ferme est située dans les Glass House Mountains a Beerwah. Chose étonnante, nous étions les seuls backpackers, les 6 autres pickers étant des saisonniers locaux. Tous super sympas, mais très... comment dire... "ferme" ...? Soit deux jours de "fucking the fucking fuck" et autre langage banni sur ce blog a audience familiale :-). Bref, heureusement qu'on a fait que deux jours (Ian n'avait plus de travail pour nous avant la semaine d'après) car on sentait les neurones qui grillaient de jour en jour... Très bonne expérience qui nous a permis de bien nous dépenser physiquement et d'empocher vite fait quelques centaines de dollars avant de redescendre!



Comment se passe le picking de pineapple (on avait jamais remarque que littéralement, c'est "pomme de pin", bizarre...) ? Les ananas poussent sur des plantes herbacées basses et grasses, qui fleurissent après 2 ans et ne portent qu'un seul ananas (qui résulte en fait de la fusion de nombreux fruits, petite note agronomique en passant). Les champs sont donc des longues rangées de plants qui alignent un ananas tous les 50 cm a peu près. Pour picker, il suffit donc se caler dans une rangée, de casser la plante a la base de l'ananas, enlever les feuilles dessus et dessous à la main ou avec un genre de hachoir et mettre l'ananas sur un tapis roulant juste devant soi. Le tapis est accroché à un tracteur qui avance en donnant le rythme de picking. Concrètement, je pickais les ananas avec les hommes et Véro amortissait les ananas dans les caisses en discutant avec le patron et déplaçait le lourd tapis roulant entre les caisses. Je me demande combien d'ananas on a cueilli, mais après notre première journée, on était complètement épuisés! Toujours est-il qu'il doit quand même s'agir d'un des meilleurs picking qui soit : on est payés a l'heure, on n'est pas courbés en permanence, les plantes ne griffent pas trop, les ananas s'enlèvent facilement et surtout, on peut manger autant d'ananas qu'on veut!! Rhaaa, découpés a la machette et mangés tout frais, c'était troooop bon (sauf quand un petit bout de doigt y passe...) ! On en a aussi profite pour faire des provisions, même si la place était limitée dans notre palais roulant (10 ananas, ca fait quand même un certain volume).

Apres ces deux jours, nous sommes repassés par Brisbane faire réparer l'appareil photo (Coooool! C'était bêtement du sable dans la lentille, pas aussi résistant que les Canon les Panasonic :-/), pour un dernier spaghetti bolo avec Thib et Leslie avant Sydney et surtout, pour aller rendre visite à deux amis australiens de Véro du Brésil, Jesse et Annie! Nous avons d'abord retrouvé Jesse vendredi soir dans un quartier animé de Brisbane. Jesse (et sa copine, Karen) sont végétaliens et travaillent a domicile pour Animals Australia, association s'occupant des droits des animaux, surtout des animaux d'élevages. Au lieu d'aller manger un gros steak, nous sommes donc allés dîner dans un resto taiwanais qui recrée viande, poulet ou poisson a base de gluten, produits végétaux et saveurs. Etonnant, pas cher et pas mauvais! Ensuite, on s'est retrouvé a un excellent concert (les Red Paintings, Ced > Last FM) de charité en faveur de Sea Shepherd, uneassociation militante qui s'occupe essentiellement de défendre les baleines. Très sympa comme soirée! Jesse et Karen nous auraient bien accueilli dans leur sharehouse mais ils n'ont malheureusement pas de chambre d'amis... Nous avons donc dormi dans Wheely, mais devant chez eux :-) Le lendemain, on a pu faire un tour du marché local, une visite du Mont Cootha offrant une belle vue de la ville, fait le tour des très beaux jardins botaniques de Brisbane et mangé un excellent libanais avant de faire une petite sieste digestive. Finalement, le soir, nous sommes descendus à 50 km au sud de Brisbane chez Annie, qui avait préféré nous inviter chez elle car elle était enceinte et très fatiguée. Très sympa aussi! Apres une nouvelle nuit dans Wheely devant chez Jesse et avoir squatté leur Internet pendant toute la matinée pour chercher un logement a Sydney, nous avons finalement quitté nos hôtes pour reprendre la route vers Sydney. Jesse, Karen, si vous nous lisez, encore merci 1000x pour votre accueil et rendez-vous a Adélaïde (ils ont acheté une maison dans une communauté écologique la bas et déménagent en février. Il est donc très probable qu'on s'y retrouve...!)


La pluie porte conseil (qu'ils disent)... (Maroochydore et Brisbane)

On se ballade...
[C] Remis de nos émotions sous le sable (et la pluie) de Fraser Island, il était temps pour nous de partir pour Brisbane. Notre objectif premier était d'y arriver le 15 novembre afin de s'installer et travailler pendant 1 gros mois pour ensuite descendre sur Sydney pour les festivités du nouvel an. Et ben, on peut dire que les plans ont biens changes puisque ici, on est déjà a Sydney :-) Petit récapitulatif (en plusieurs parties) d'un périple humide de 15 jours...

Arrivés à Brisbane le 14, on a directement attaqué par une visite de la ville, repérer les lieux clefs, trouver un accès Internet le moins cher possible pour pouvoir rechercher un logement, regarder ou dormir,... Bref, on a marché des kilomètres pour avoir une idée de la ville. Premier constat, la ville a l'air chouette, pas trop grande et pas trop dense, mais de prime abord il n'y a pas l'air avoir beaucoup d'annonces de jobs ou logements en collocations (share house). Thib et Leslie, de leur cote, avaient fait le tour des camping pour aboutir a la conclusion que ça n'était pas spécialement très bon marché (compter un peu moins de 200$/semaine pour un emplacement tente/campervan avec Internet pas trop loin du centre)! après une première nuit dans la première rue venue, on a passé une deuxième journée a marcher dans d'autres quartiers de Brisbane. Il faut savoir que Brisbane, contrairement à toutes les autres grandes villes de la Cote Est, est construite autour du fleuve du même nom et que la cote est à une 40aine de kilomètres à l'est. Lors de notre seconde ballade, nous avons donc pu "apprécier" la plage artificielle de Brisbane, sorte de lagoon-pataugeoire publique ensablée construite sur la berge de la rivière et dont les douches nous ont servi de salle de bain pendant 3 jours. Il faisait splendide ce dimanche la, donc autant dire que tout Brisbane semblait être dans ces quelques bassins... Un peu trop de monde pour nous! Après cette deuxième journée, notre butin en annonces job/logement était bien maigre (annonces peu intéressantes) et la mer commençait déjà a nous manquer... Par ailleurs "
c'est la wet season qui commence, faut qu'on s'casse d'ici" (phrase copyrightée et abondamment utilisée depuis 2 mois!). Pour infos, le Queensland connait deux type de saison : la "Wet" (novembre-avril), chaude et humide, et la "Dry" (mai-octobre), chaude et sèche. Nous, la wet nous suit depuis Cairns et la, elle commençait vraiment a être collante!

Bref, après 3 jours de réflexion à Brisbane, nous avons choisi de remonter une centaine de kilomètres au nord, sur la Sunshine Coast. Pourquoi? Simplement car la bas il y a 1) la mer et les vagues (mon rêve étant de pouvoir faire du surf avant ou après le boulot...) 2) beaucoup d'annonces de logement sur le net 3) sûrement du boulot en abondance puisqu'il s'agit d'une région très touristique et que les grandes vacances des australiens commencent en décembre. Sur la Sunshine Coast, nous avions choisi d'aller à Maroochydore, une des plus grandes villes du coin. Arrivés sur place, comme d'habitude, il pleut, mais ça reste supportable. On recommence le même protocole qu'a Brisbane : visite de la ville en tenue "recherche de boulot" avec des CV en poche, repérer Internet, les douches publiques, le centre d'infos des visiteurs (très sympathique et efficace!), etc. Apres quelques recherches, moi dans le domaine de la construction, Véro dans l'horeca, on s'est rendu compte qu'engager jusqu'au 28 décembre n'intéressait pas vraiment les employeurs ici. Logique implacable puisque on quitterait en pleine saison touristique. Bon, on avouera qu'on a pas été très agressifs dans nos recherches, notamment parce qu'il n'a pas arrête une seule minute de pleuvoir pendant 3 jours! Autant dire que vivre cloîtres sur les sièges avant d'un 4x4 n'est pas la meilleure manière de se booster le moral pour aller décrocher un job. Cette vie de moine nous a quand même permis de méditer un brin.

In fine, après 2 jours de réflexion (tiens, c'est la même phrase que le paragraphe précédent...), on a décidé de descendre directement a Sydney pour trouver du boulot car 1) il y a la mer, les vagues (au nord de Sydney) et le soleil puisque c'est l'été 2) il y a des annonces de logement et on été déjà quelques endroits ou en chercher 3) il devrait y avoir du boulot sur les plages du nord, grandes vacances obliges 4) ça nous permet de bosser decembre-janvier, donc de faire toutes les vacances. A un moment, on avait aussi penser faire un mois de fruit picking dans la région de Maroochy puis descendre, mais il semblait ne plus rien y avoir a picker... Bref, fiers de notre nouvelle décision, on decide d'aller se prendre une nuit de camping a 30 km de la dans les montages pour pouvoir dormir dans notre grande chambre d'amis (la tente), faire des lessives et aller sur Internet répondre a des annonces de boulot sur Sydney (ce camping était un des rares avec free Internet). Encore une fois, les choses ne se sont pas vraiment passées comme prévu...

Les dauphins de Tin Can Bay

[V] Après avoir ete laver et aspirer Wheely de fond en comble a un carwash local suivi d’une tres courte nuit de sommeil de 3h (nous avons profite de notre dernier soir ensemble avec Thib et Les pour (re)goûter a ces fameux cubis de vin australien et observer les étoiles sur la plage), nous avons ete tout simplement prendre notrer petit dej’ avec deux dauphins. Cris avait apercu sur la route avant Fraser un panneau disant qu’il était possible d’aller nourrir les dauphins gratuitement à Tin Can Bay (juste a cote de Rainbow Beach). Evidemment, on a pas voulu rater l’opportunite !


Ces dauphins sauvagesvivent dans la baie et viennent quotidiennement prendre leur petit déjeuner sur le port. Cette espèce est tres rare ici, et ils ne vont que rarement dans la mer (un des dauphins portait d'ailleurs une trace de belle morsure de requin!). C’est un vrai « petit-déjeuner » qui leur est offert, car que les bénévoles qui organisent cela ne leur donne que quelques dizaines de kilos de poissons chacun, ce qui ne constitue qu’une fraction de leur nourriture quotidienne. Et donc chacun, a la queue-leu-leu, allait avec un petit pot contenant un poisson donner a manger aux dauphins les jambes dans l’eau. Heureusement, comme il pleuvait (pour une fois qu’on dit ca…), il y avait assez peu de personnes, ce qui nous a permis d’aller les nourrir au moins une dizaine de fois ! Ils étaient trop trop beau, quelle super expérience… Dommage de ne pas avoir pu prendre de photos sous l’eau (le joint du boitier etanche du Canon est mort depuis Magnetic Island et l’autre, n’en parlons plus…).
A cote des dauphins, des cormorans et des pelicans bougons attendent les restes et se laissent approcher de tres pres (jusqu’au moment ou ils essayent de mordre avec leur bec pointu, attention !)

En quittant Tin Can Bay direction Brisbane, surprise sur la route : le carburant qui était a 1,279 $/l avant Fraser Island est descendu a 1,12 $/l ! Et ils prévoient qu’il sera en dessous de 100 avant Noël ? En plus, avec la chute de l’euro, on divise desormais par deux les prix australiens pour compter en euro, e qui va bientôt faire 50 cents d’Euro pour un litre, c’est fou… ([C] le litre d’essence moins cher que le coca, quelqu’un trouve ca normal ?). Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Est-ce pareil en Belgique ?

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